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myofficemate à Paris

Répartir la charge de travail, diminuer l’absentéisme, anticiper les risques psycho-sociaux… Les enjeux sont vastes mais l’objectif reste le même : permettre aux salariés d’être productifs dans de bonnes conditions tout en se préoccupant des questions sociales et économiques de l’entreprise.

La QVT, qu’est-ce que c’est ?

La Qualité de Vie au Travail, ou QVT, est finalement une notion assez vaste, puisqu’elle incarne toute une démarche qui vise à rendre le quotidien de chaque travailleur plus confortable et moins sujet à risque. 

De ce fait, la QVT doit être intégrée dans la stratégie employeur de toute entreprise pour être effective au quotidien, d’autant plus qu’elle impacte directement les performances de l’entreprise, puisqu’un salarié bien au travail, et un salarié plus productif. 

L’ANI (L’Accord National Interprofessionnel) vient également renforcer l’idée d’intégrer la QVT dans la stratégie même de développement de l’entreprise, en décrédibilisant le côté accessoire souvent perçu.

Celle-ci ne doit donc pas être réduite à la simple notion de confort ou assimilée seulement à des critères comme le salaire, les locaux, ou encore la présence d’un baby-foot. La QVT approche des facteurs bien plus psychologiques, axés sur le bien-être physique mais aussi mental des employés.

Parmi ces facteurs, on peut retrouver notamment le fait de trouver du sens dans son travail, l’autonomie, la responsabilisation ou encore la progression individuelle.

Tant de points qui amènent à repenser la façon dont on conçoit et améliore les conditions de travail.

Qualité de vie au travail et confort des collaborateurs
Qualité de vie au travail et confort des collaborateurs

Comment la mesurer ?

Sans réponse méthodique à proprement parler, la QVT nécessite une certaine subtilité pour être étudiée au sein d’une entreprise.

Le ressenti propre des salariés est évidemment la méthode la plus neutre et véridique. Cela peut se faire au moyen du rendez-vous RH, ou tout simplement à travers consultants externes, visant à obtenir un aperçu global de la situation personnelle et professionnelle des salariés.

Il existe également des outils plus certifiants, comme les labels dédiés à la QVT, tels que OzmoZ, se focalisant sur l’environnement de travail, ou encore ISQVT, qui propose une approche plus exhaustive. 

Enfin, on peut aussi envisager différents questionnaires, tels que le questionnaire SATIN par l’INRS, ou encore le questionnaire Chorum Sides réalisé par l’ARCT.

Pourquoi appliquer la démarche QVT ?

L’un des critères majeurs en matière de QVT, est la conciliation bien-être et performance. On sait par ailleurs que le mal-être au travail impact directement la santé des salariés. 

Harvard et le MIT ont par ailleurs mené une étude catégorique sur le sujet, apportant les résultats suivants sur les employés dit “heureux” : 

  • Ils sont 2 fois moins malades ;
  • Ils sont 6 fois moins absents ;
  • Ils sont 9 fois plus loyaux ;
  • Ils sont 31% plus productifs ; 
  • Et enfin, 55% plus créatifs.

L’Europe a elle-même dédié une étude sur la question. Selon son baromètre 2014-2020, le stress est le premier facteur de risque professionnel en Europe. De plus, en France, on apprend que 3,5% des infarctus sont la conséquence du stress au travail. Celui-ci est l’élément le plus pris au sérieux par les salariés, bien plus que le lieu de travail ou tout autre facteur, et également pris au sérieux par les entreprises puisqu’il impacte directement les performances de la société.

Qualité de vie au travail et détente
Qualité de vie au travail et détente

Comment appliquer la QVT ?

Pour mettre en place une démarche de QVT en entreprise, il est nécessaire de créer une entité spécifique à cet effet : le comité QVT.

Celui-ci permet d’apporter un point de vue objectif et de prendre en compte les avis de tous les partis de l’entreprise. La démarche QVT se doit de la décomposer, entre cadres et salariés, mais aussi entre les différents services.

Pour renforcer le comité à l’aide de personnes déjà engagées pour l’entreprise, il est préférable que des membres du CSE en fassent partie également.

L’objectif de ce comité est simple : mettre en place un dialogue sain et construit entre les différents partis, pour ensuite mettre en place une stratégie basée sur la démarche QVT au regard des différents retours.

Pour ce faire, l’ANACT (Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail) a émis 4 grands principes rattachés à des certifications : 

  1. Conception du cadrage stratégique de la démarche QVT ;
  2. Identification des objectifs prioritaires ;
  3. Expérimentation des mesures d’amélioration par mise en pratique dans le fonctionnement de l’entreprise ;
  4. Pérenniser les avancées grâce à un retour d’expérience collaboratif.

Le succès de la démarche QVT est totalement dépendant de l’implication des salariés, sans quoi rien n’est possible, ceux-ci devant être complètement immergés dans les processus d’expérimentation et faire part de leurs avis à chaque étape de la démarche.

L’ensemble des salariés doivent être menés vers un objectif commun d’amélioration des conditions de travail et d’augmentation de la productivité.

Par ailleurs, différents organismes proposent des labels certifiés pour appuyer la démarche QVT. On peut retrouver différents exemples :

Great Place To Work : présent dans 40 pays, publie chaque année le palmarès des entreprises où il est bon de travailler ;

Top Employer : le plus complet, le diagnostic sonde plus de thèmes et analyse plus de 600 pratiques RH ;

OzmoZ : label totalement porté marque employeur, axé sur le cadre de vie en entreprise. Il étudie notamment la santé environnementale, la démarche collaborative ou encore la balance vie professionnelle / privée ;

B-Corp : recense les entreprises qui cherchent à réconcilier but lucratif et intérêt collectif. Les critères d’analyse s’articulent autour de 5 grands domaines d’impact : Gouvernance, Collaborateurs, Collectivité, Environnement, Clients.

Ces certifications et cette implication forte dans la QVT permettent de renforcer la marque employeur et l’attractivité de nouveaux talents.

Surtout quand on sait que 43% des 18-35 ans considèrent le manque de transparence au sein de la communication de leur entreprise, entrainant alors un manque d’attractivité pour de nombreuses d’entre-elles.

Enfin, il est important de noter que malgré les apparences et sa forte implication au sein de la vie de l’entreprise, le comité QVT n’a en aucun cas une vocation à remplacer le CSE, leur influence étant à la fois distincte et complémentaire pour contribuer au bien-être des salariés.

Les leviers d’action QVT

Au-delà des principes généraux, l’ANACT a étudié et identifié les 6 domaines principaux où la QVT porte ses fruits :

  • Relations sociales et professionnelles : respect, écoute, dialogue, reconnaissance hiérarchique ;
  • Contenu du travail : autonomie, responsabilisation, variété des tâches ;
  • Environnement physique de travail : bruit, chaleur, sécurité, propreté, espaces, luminosité ;
  • Organisation du travail : pénibilité, charge, prévention des risques, qualité de prescription, démarche de progrès organisationnel, accompagnement du salarié ;
  • Développement professionnel : rémunération, formation, développement des compétences, sécurité du parcours professionnel ;
  • Vie professionnelle / Vie privée : horaires de travail, vie familiale, accès aux services (transports, crèche…).
Qualité de vie au travail et services au bureau
Qualité de vie au travail et services au bureau

Différents points essentiels pour développer la démarche au sein de l’entreprise, permettant de transformer un concept large en une approche beaucoup plus concrète.

Les salariés doivent être intégrés à chacun de ces domaines pour parfaire la stratégie mise en place par le comité QVT et maximiser les chances d’améliorer les conditions de travail sans négliger de collaborateur.

Chief Happiness Officer : un nouveau pas vers le bien-être en entreprise ?

Directeur du bonheur, cela vous parle ? Encore peu connu en France, ce poste né au cœur de la Silicon Valley est souvent plus connu sous le nom de “Happiness Manager”.

Son objectif : optimiser l’environnement de travail pour favoriser l’épanouissement professionnel de l’ensemble des collaborateurs d’une entreprise.

Créer du bonheur peut paraître abstrait, pourtant, celui-ci deviendra un poste incontournable à l’avenir, témoignant alors d’une forte prise de conscience vis-à-vis de la QVT. L’Happiness Manager met en place différents types d’actions, que ce soit des entretiens sur l’équilibre vie privée et professionnelle, ou encore l’organisation d’évènements tels que des voyages ou des teams building entre collègues. Sa mission est d’apporter une structuration et une satisfaction quotidienne pour l’ensemble des employés.

Cependant, ce poste ne tient pas un rôle de magicien. Le bonheur ne s’apporte pas de n’importe quelle façon et nécessite une réflexion stratégique au jour le jour. Une objectivité et une analyse quotidienne sont nécessaires pour s’adapter aux moindres désagréments internes, tout ceci en restant constamment dans une démarche axée positive.

Pourtant, en France, cet emploi peine à s’instaurer au sein des entreprises. On dénombre près de 1 000 Chief Happiness Officers, ce qui reste peu, la majorité de ses fonctions étant encore exercées par les DAF, DRH ou encore Office Manager.

Malgré tout, le rôle d’Happiness Manager sera de plus en plus présent à l’avenir. La QVT étant un enjeu stratégique, les entreprises auront tout intérêt à dédier de plus en plus de postes pour veiller à sa bonne mise en place.

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