M Y O F F I C E M A T E

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C’est un sujet que bon nombre de pays investiguent : Espagne, Suède, Allemagne… entre réflexion ou mise en place déjà effective, la semaine de 4 jours séduit de plus en plus pour plusieurs raisons.

En France, nombreuses sont les entreprises qui ont déjà franchi le cap, avec un objectif clair : équilibrer vie perso et vie privée tout en renforçant la productivité des collaborateurs.

Et si on s’intéressait davantage à ce nouveau phénomène ? Entre tendance ou réelle organisation long-termiste, on fait le point.

La semaine de 4 jours : comment s’opère la transition ? 

Au-delà d’avoir plus d’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, réduire la plage hebdomadaire de travail ne doit pas s’apparenter à un passage au 4/5ème, puisque l’objectif étant de ne pas impacter le salaire des collaborateurs. 2 cas de figure sont possibles pour l’entreprise : 

– Un maintien des 35 heures de travail par semaines réparties sur 4 jours contre 5 initialement (journées allant jusqu’à 10 heures de travail).

– Un maintien du nombre d’heure quotidien – soit 8 heures par jour – mais uniquement sur 4 jours. Ce qui réduire le nombre d’heure de travail hebdomadaire, mais avec une conservation de la rémunération initiale. 

Cette nouvelle organisation de travail a pour simple objectif de mieux répartir le temps de travail pour un meilleur équilibre vie professionnelle et vie personnelle.

Travailler mieux sans travailler plus 

Selon une étude de Charles J. Hubson, de l’Université d’Indiana Northwest, le déséquilibre entre vie privée et vie professionnelle du fait d’une surcharge de travail, est fortement générateur d’anxiété. Cela peut être source de conflits dans la sphère privée, allant jusqu’au divorce, voire des lacunes dans l’éducation des enfants.

Une surcharge de travail a également des impacts sur l’environnement de l’entreprise : baisse de productivité et manque de motivation sont les facteurs les plus importants. Les salariés s’investissent moins, leurs arrêts-maladies sont plus fréquents et l’absentéisme toujours plus présent. 

Travailler plus n’implique donc pas forcément de travailler mieux, bien au contraire.

Travailler sur une période de travail plus condensée permet de lutter contre ce sentiment de surcharge, puisque les collaborateurs bénéficient de 3 jours de repos, pour 4 jours travaillés. Cela permet d’obtenir un meilleur équilibre de vie professionnelle et personnelle, tout en permettant d’être beaucoup plus performant et productif, puisqu’on aura tendance à être plus efficace sur les jours travaillés. Ainsi, le stress généré par l’activité professionnel, qui représente le premier facteur de risque au travail, est minimisé.

Une meilleure organisation 

Mettre en place la semaine de 4 jours n’est pas une mince affaire, cela nécessite de remanier l’organisation de l’entreprise pour optimiser encore davantage les tâches quotidiennes des collaborateurs. Et cela nécessite un travail de concert entre toutes les parties prenantes de l’entreprise pour assurer le bon fonctionnement du modèle.

Le Lawless Research a par ailleurs mené une étude sur près de 300 managers d’entreprises françaises de plus de 500 salariés, et il en ressort que ces derniers passent 30% de leur temps à la réalisation de des tâches administratives fastidieuses et chronophages. Et ce sont des tâches qui pourraient être automatisées pour gagner du temps.

La conception du travail à l’étranger ?  

L’Organisation Internationale du Travail (OIT) communique régulièrement sur le sujet et nous donne un aperçu de ce modèle à travers différents pays : 

Aux Pays Bas

Réduire son temps de travail est la philosophie de vie du pays. 

Même si la loi néerlandaise tolère une durée de travail maximale de 60 heures, les Néerlandais ne dépassent en moyenne tout juste les 30 heures. Cela est cependant à relativiser puisqu’une grande majorité des contrats de travail sont à temps partiel.

Pour les salariés à temps plein, le plafond journalier est de 10 heures, mais il est totalement possible pour ces derniers d’organiser leur emploi du temps comme ils le souhaitent et répartir ces heures sur 3, 4 ou 5 jours. En résulte un bilan très positif, puisque les Pays-Bas se classent parmi les pays les plus productifs au monde.

En Suède

Même si la semaine de 4 jours n’est pas généralisée, Göteborg, dans le sud de la Suède, en est la ville test. Et c’est le concessionnaire Toyota qui a décidé de lancer cette expérimentation en 2002, en établissant la semaine de 4 jours à hauteur de 30 heures de travail hebdomadaires. Les profits de Toyota ont augmenté de 25% dans cette partie du globe. Selon la marque, cela lui a permis de réduire le turn-over, de baisser le cout de formation et d’accélérer les recrutements.

L’hôpital de la ville a lui aussi mis en place cette nouvelle mesure.

Pour contrer la fatigue importante causée par leur travail, la direction a décidé de faire passer les aides-soignantes de 40 à 30 heures. Mise en place depuis 2016, cette décision a engendré une baisse significative des arrêts maladie, ainsi que forte diminution du stress et de la fatigue pour les salariés.

De plus, la réduction d’heures travaillées a conduit à la création de nouveaux emplois au sein de l’établissement.

Et en France ? 

Ce modèle d’organisation se développe moins massivement en France, mais plusieurs entreprises ont déjà pris le pli. C’est le cas de la startup Love Radius (ex Je porte mon bébé). Passée à la semaine de 4 jours depuis 2016, il n’est plus pensable de faire marche arrière.Cette structuration a permis aux employés de revoir complètement leur temps de travail et l’organisation de leur vie privée.

Elle a permis d’alléger la charge mentale de ses salariés tout en améliorant la qualité de service de l’entreprise.

Mais c’est surtout l’entreprise YPREMA, spécialisée dans le développement durable, qui est pionnier de ce modèle. Ayant établi la semaine de 4 jours et de 35h depuis 1997, celle-ci était précurseur, bien avant son instauration légale. L’entreprise a pu à la fois réduire ses coûts en étant exonérée de certaines charges par la mise en place de ce modèle novateur, tout en renforçant ses équipes en permettant à une dizaine de personnes d’être embauchées en CDI, doublant les effectifs de l’entreprise. Aujourd’hui, ce sont près de 80% des salariés de YPREMA qui effectuent ces heures sur 4 jours, les employés restants libres de choisir ce « troisième » jour de repos.

Enfin, et plus récemment, ce modèle a été mis en place chez Welcome To the Jungle, plateforme reconnue de mise en relation entre candidats et entreprises qui recrutent. D’abord lancé en phase d’étude sur 5 mois, le modèle a définitivement été adopté. L’intégralité de leur étude a également été publiée et est disponible juste ici

Des jours radieux à l’horizon pour ce modèle ? 

Pour de nombreux économistes et défenseurs de la semaine de 4 jours, celle-ci serait une des solutions pour faire baisser drastiquement le chômage, à condition de l’amener sur la base du volontariat et non en l’imposant.

De plus, c’est une arme simple et efficace pour lutter contre les maladies liées au stress au travail, problème inévitable à notre époque. Cependant, malgré le succès des tests et ses atouts indéniables, celle-ci peine à s’imposer dans l’hexagone, où l’organisation du travail et le présentéisme restent très rigides. 

Cela dit, les différentes problématiques liées à la qualité de vie au travail, aux ambitions d’améliorer la santé en luttant contre les maladies socioprofessionnelles ou encore la parité vie professionnelle et vie privée vont petit à petit conduire à ces nouveaux modèles d’organisation, qui privilégient la qualité du travail plutôt que la quantité.

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